Spiruline bio française ?

Produire bio, qu’est-ce-que ça signifie ?

D’une manière générale, le mode production biologique supprime l’emploi de pesticides, proscrit les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés), interdit ou limite l’usage de vaccins et de médicaments, respecte l’environnement en contrôlant l’impact de la production sur la nature, favorise et valorise la main d’oeuvre et, idéalement, les circuits courts…

Cette liste n’est pas limitative, mais permet de bien comprendre que produire bio, c’est avant tout une obligation de moyens que l’on s’engage à respecter tout au long de la chaîne : depuis la semence ou le poussin, en passant par l’amendement de la terre ou la nourriture des animaux, les traitements curatifs ou préventifs, les matières premières utilisées par les transformateurs, etc…

Une obligation de moyens, ce n’est pas une obligation de résultats ! Ces moyens mis en oeuvre ne garantiront pas la qualité du produit final, mais seulement son mode de production.

En Europe, et aussi en France, certains producteurs ont vraiment « la fibre » bio et respectent « au minimum » le cahier des charges, tout en essayant d’aller plus loin chaque fois que cela est possible.

D’autres productions sont plus « industrielles », tout en restant dans les limites de surfaces éventuelles, mais ne chercheront jamais à faire plus. Le cahier des charges, pour eux, est un « maximum ».

Les produits issus de ces deux visions de la production bio ne peuvent pas se différencier autrement que si l’on connait le producteur et ses méthodes de travail : tous seront estampillés de la même façon, avec le logo Européen (obligatoire), et éventuellement le logo « AB » français.

Tous les producteurs sont contrôlés par l’un des organismes certificateurs indépendants agréés ( Ecocert, Bureau Véritas, Certipaq…) qui s’assure que le cahier des charges est bien respecté par des contrôles prévus ou inopinés, des analyses des factures fournisseurs, des emballages produits, ou toute autre méthode pour garantir que le producteur ne s’écarte pas du cahier des charges. D’une manière générale, en France, ce système de contrôle est sérieux et fonctionne plutôt bien.

Mais il ne faut pas confondre la certification et l’organisme ! Voir le logo « Ecocert » sur un emballage ne signifie pas que le produit est bio.

Seuls, ces deux logos assurent que c’est le cas :

Peut-on trouver de la Spiruline bio ?

La réponse est OUI : il est possible de trouver de la spiruline bio. Vous en avez sans-doute déjà vu dans votre boutique bio habituelle. Il est d’ailleurs assez difficile de s’y retrouver, entre les comprimés, les gélules, les emballages ultra sophistiqués, les contenances précises difficiles à déchiffrer…

Peut-on trouver de la Spiruline bio française ?

La réponse est NON. Pour quelle raison ? Pour qu’une spiruline bio française soit disponible, ses producteurs devraient produire en respectant un cahier des charges européen spécifique, comme pour toute production bio : les producteurs de fruits, légumes, fromages, oeufs, viandes… ont tous leur cahier des charges européen et l’appliquent.

La Fédération des Spiruliniers de France a déposé un cahier des charges « spiruline biologique » en Mai 2015.

Mais la validation en est retardée car entre temps,  la spiruline a été classée en « algue marine » par l’Europe. Or la spiruline n’est ni une algue (c’est une cyanobactérie), ni marine (elle vit en eau douce riche en sels minéraux).

Par contre, ce classement permet l’importation de spirulines produites hors Europe, avec un label bio AB ou/et feuille Européenne grâce aux « équivalences ».

Autrement dit, toute spiruline « bio » est aujourd’hui forcément importée. Cherchez bien sur l’étiquette. Il est parfois difficile de lire la provenance, ou bien il est écrit « fabriqué en France » lorsqu’il s’agit de transformateurs qui fabriquent gélules ou comprimés à partir de spiruline « Hors UE ». Les sites de production industriels d’où provient cette spiruline s’étendent sur plusieurs hectares (un hectare = 10.000 m2).

Les producteurs français ont de petites exploitations de quelques centaines de m2 en moyenne et favorisent les circuits courts. Ils n’emploient aucun pesticide, car la spiruline, par nature, n’en a pas besoin.

Pour cultiver de la spiruline « bio »… Il faut la « nourrir » avec les minéraux qui lui sont indispensables, et qui proviennent de la nature : soit extraction minière, soit par séparation depuis des composts, des déchets végétaux ou des jus issus de la méthanisation des matières organiques. Car la spiruline ne sait se nourrir qu’avec des minéraux dissous dans l’eau où elle vit.

Les producteurs français sont avant tout des paysans, et cultivent la spiruline avec toutes les garanties de vous offrir un produit sûr et de qualité.

 

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